Devenir un meilleur soi-même

Publié le : 25/07/2019 11:00:35
Catégories : Patrick Chevalier Rss feed

Beaucoup de personnes pratiquent un sport en tant que loisir : course à pied, tennis, fitness, golf, danse, football, etc, … Pour les compétiteurs, les matches, tournois ou concours sont une source de motivation avec un objectif de gagner le trophée ou de réaliser le podium. Il est donc naturel pour eux de s’entraîner pour devenir meilleur et performant. Le sport loisir est souvent pratique pour s’entretenir, rester en forme, pas pour devenir plus performant, seule la compétition permet cela.

 

Se comparer… avec soi même

Je pratique le golf, et c’est un sport qui exige beaucoup de travail pour améliorer son handicap (indice de performance). Nous avons besoin d’un mental solide, positif avec une bonne maîtrise de ses émotions, et avec une condition physique suffisante pour parcourir les 5 à 7 km des 18 trous en frappant dans la balle 70 à 100 fois. Mon indice est la mesure de mon évolution ou régression, à moi de le gérer au mieux car à chaque parcours, j’ai pour objectif de m’améliorer, d’être meilleur.

Pas le meilleur par rapport aux autres, meilleur par rapport à mon niveau précédent. Je sais que je ne suis pas « bon » au golf mais je sais que je peux m’améliorer à chaque parcours.

Dans cette démarche, pour beaucoup la question est de savoir si on est « bon ». « Ah lui, il est bon au tennis ! Et alors elle, elle est bonne au ski ! Et puis au foot, lui est au top ! »

Pour moi, la question essentielle n’est pas de savoir si on doit être bon ou moins bon, la question est de savoir si on a été meilleur cette fois-ci. C’est très différent.

Le regard des autres sur ses propres résultats peut nous amener à vouloir être bon, par besoin de reconnaissance, de surpasser ou surclasser ses amis pour alimenter son sentiment de supériorité. On peut avoir de multiples raisons de chercher à devenir un « bon » et cela peut nous conduire à nous comporter à la limite de la correction, ou de l’éthique. On observe d’ailleurs cette idée dans tous les domaines que ce soit au travail avec ses collègues, ou en famille, avec ses amis, etc …

 

Évoluer, progresser, s’améliorer

C’est donc bien un point d’attitude personnelle que l’on a besoin de développer dans notre façon d’aborder les circonstances de la vie. Aujourd’hui, clairement, avez-vous le sentiment d’être devenu un meilleur vous-même ?
Que mettez-vous en place pour continuer à progresser ? Dans votre vie professionnelle ? Dans la pratique de votre sport ? Au quotidien en famille ?

Il est difficile de mesurer sa propre évolution personnelle, le sentiment intérieur qui prédomine est que nous progressons doucement, que notre meilleur est encore éloigné et que ce n’est pas gagné. Nous sommes souvent plus dur avec nous-même, notre perception intime est reliée à notre émotionnel, à notre propre image de soi qui a souvent du mal à être très positive. Nous avons alors besoin des autres pour marquer les points d’avancement et ceux sur lesquels il y a encore du travail, seul un regard extérieur nous apportera la bonne réponse. A la condition bien sûr que cette personne ne soit pas empreinte de jalousie à notre égard … parce qu’avancer c’est déranger !

C’est enthousiasmant de voir que les gens autour de nous disent que l’on a changé, ils ne savent pas toujours dire quel changement ils ont remarqué, mais ils l’ont remarqué et c’est important. Ce qui a bougé à l’intérieur se voit à l’extérieur. Notre image extérieure est le reflet de notre vie intime.

Le sentiment de progression est intense à vivre et alimente notre image positive intérieure. Se sentir devenir meilleur tout en sachant que nous ne sommes pas encore « bon », qu’il y a une marge de progression infinie nous propose des portes nouvelles à ouvrir pour découvrir ce qu’il y a derrière. C’est vrai que dans le travail d’évolution personnelle, j’ai découvert qu’il n’y a pas de limites, aucune. Que plus on avance, plus l’horizon s’élargit et plus nous avons envie de continuer notre chemin.

On ne change pas, on évolue

Pour être totalement précis, je dirais que en réalité on ne change pas, on s’améliore !

Tout simplement parce que nous ne pouvons pas devenir quelqu’un d’autre que celui ou celle qui est né il y a longtemps avec ses gènes, son éducation et ses expériences de vie. Je voudrais en profiter pour dire aussi que j’ai remarqué que les gens qui traversent des moments difficiles, douloureux et perturbants évoluent plus vite que d’autres qui ont un parcours plus banal, sans soubresauts ou confortable, sans soucis. L’absence de remise en question, d’aventure et d’obstacles ne nous enclin pas à chercher en nous les ressources nécessaires pour passer par dessus.

Si vous cherchez les moments dans lesquels vous avez gagné de la confiance en vous, de la maîtrise émotionnelle et de la force intérieure, je suis convaincu que vous constaterez que c’est lors de vos plus grandes difficultés, à l’occasion de défis à relever ou de peurs à affronter. Notre confort nous empêche d’évoluer, tout est dans le coton et dans une apparence de tranquillité. Notre puissance intérieure se ramollit jusqu’à devenir étouffée.
Et apparaît alors quelque chose qui est inéluctable : nous ne voulons surtout rien changer !! C’est trop confortable de rester dans des habitudes routinières, la TV est un instrument magique, les jeux vidéos addictifs et le job répétitif. Les années passent et les rêves devient juste des besoins matériels à satisfaire.

Si vous voulez avancer, changer ou évoluer vous aurez besoin d’aller toucher vos peurs, de relever des défis nouveaux et de vous mettre en déséquilibre. Vous éclairerez autour de vous, vous donnerez envie aux autres de vous suivre et votre parole sera mobilisatrice. Vous serez une personne inspirante et vos perspectives seront infinies.
Nous sommes plus grand que ce que l’on croi